Mon voyage en Equateur
Quito – Le début de l’aventure
J’ai commencé par Quito, où l’altitude m’a frappé dès les premières minutes. La ville est immense et étirée entre les montagnes. Je suis allé à la Mitad del Mundo – un passage obligé, mais c’est plutôt sympa de se retrouver exactement sur la ligne équatoriale. Dans le petit musée Intiñan, j’ai joué le jeu des expériences étranges, même si je sais très bien qu’elles sont plus folkloriques que scientifiques. Pour prendre un peu de hauteur, je suis monté au téléphérique. Là-haut, la vue sur toute la vallée vaut vraiment le déplacement. C’était mon premier contact avec les volcans du pays, et clairement pas le dernier.


Cotopaxi – Le premier volcan
En quittant Quito, je me suis dirigé vers le parc national du Cotopaxi. Voir ce volcan parfaitement conique pour la première fois est assez marquant. J’ai marché jusqu’au refuge José Rivas, et même si ce n’est pas très long, l’altitude fait son petit effet. L’ambiance est froide, minérale, presque lunaire. J’ai aussi fait une descente en VTT depuis les hauteurs. Ça secoue, ça va vite, mais la sensation de liberté est incroyable. Les vigognes qui se baladent tranquillement autour ajoutent une touche encore plus surréaliste.

Amazonie Kichwa – Le meilleur moment du voyage
C’est ici, en Amazonie, que tout a vraiment basculé dans une autre dimension. L’humidité, les sons de la forêt, la végétation dense… ça ne ressemble à rien de ce que j’avais vu avant. J’ai rejoint une communauté kichwa, et l’accueil a été incroyable. On m’a montré comment préparer la chicha, j’ai essayé la sarbacane (je suis loin d’être un chasseur, apparemment), et on m’a peint le visage avec du genipa, comme le font les habitants. La balade en canoë au lever du soleil, avec la brume qui flotte sur la rivière, restera un de mes plus beaux souvenirs. Et la marche nocturne… disons que j’ai vu des bestioles que je ne pensais même pas réelles.






Baños – La ville où on ne s’ennuie jamais
Après la jungle, Baños était un retour progressif vers la civilisation, mais une version très dynamique. J’ai descendu la Route des Cascades en vélo : une succession de chutes d’eau impressionnantes, dont le célèbre Pailón del Diablo. Je suis aussi monté à la Casa del Árbol pour tester la balançoire au-dessus du vide. C’est cliché mais franchement cool. Le soir, les bains thermaux au pied du Tungurahua sont parfaits pour récupérer.
Cuenca – La ville la plus paisible du voyage
Cuenca, c’est une ambiance complètement différente : calme, élégante et historique. J’ai adoré me promener dans le centre colonial, très bien préservé. J’ai visité un atelier où l’on fabrique les véritables chapeaux Panama. C’est impressionnant de voir la finesse du travail. Je suis aussi allé au parc national Cajas, un endroit rempli de lacs d’altitude et balayé par le vent. On se sent minuscule dans ce décor.
Latacunga & Quilotoa – Le cratère turquoise
Depuis Latacunga, je suis parti voir la lagune de Quilotoa. La première vue sur le cratère est un vrai "wow" naturel. La couleur de l’eau change selon la lumière, du bleu profond au vert presque fluorescent. Je suis descendu jusqu’au bord du lac – la remontée est plus sportive, je ne vais pas mentir. Certains optent pour la mule pour revenir au sommet, et franchement, je comprends pourquoi.
Galápagos – Une fin de voyage irréelle
Pour finir, j’ai pris un vol pour les Galápagos. C’est un autre monde. J’ai nagé avec des tortues géantes, observé des otaries jouer autour de moi, et vu des requins à pointe blanche passer tranquillement sous mes pieds. Les iguanes marins, eux, semblent sortis d’un autre âge. Chaque île a son caractère : paysages volcaniques, plages de sable blanc ou noir, oiseaux uniques au monde. On comprend vite pourquoi Darwin a changé sa façon de voir la vie ici.




Un voyage qui reste en tête
En repensant à ce mois passé en Équateur, je revois un pays qui change sans cesse : montagnes, jungle, cascades, villes coloniales, îles volcaniques… Et puis il y a eu l’Amazonie, les rencontres, les moments simples mais forts. Au final, ce voyage de février à début mars 2024 restera pour moi un condensé de nature, de culture et d’aventure.
